(Brève rencontre)

Il a la densité
visqueuse
d’un manteau d’étoiles
fondues

au cliquetis des lucioles
il s’avance

tout recourbé
autour du soleil froid
qui l’hypnotise

tout meurt
et tout naît
sous ses pas

et si les sylvains
disparaissent
de l’autre côté

moi j’attends là
qu’il me prenne
qu’il me boive
qu’il m’absorbe

au cliquetis des lucioles
sans lendemain

16 réflexions sur « (Brève rencontre) »

  1. « et si les sylvains
    disparaissent
    de l’autre côté »… comme c’est mystérieux… et comme on a envie de les apercevoir encore un peu, ces sylvains, ou de les suivre… (il y a du farfadet là-dessous)

  2. Très beau, Juliette (vraiment, les images sont très prégnantes)

    (Un homme m’a dit ça, qu’il me prendrait me boirait m’absorberait. Ça finit vide comme une source asséchée… il faut qu’elle se carapate)

  3. Mamzelle, la passion n’était pas réciproque alors ;-), mais bon t’as raison, tant va la cruche qu’à la fin…

    Depluloin, quel homme prévenant vous êtes! revenez quand vous voulez.

  4. Ben moi, j’ai juste envie de pleurer à cause du sans lendemain qui est si beau si beau et (malheureusement) parfois nécessaire à la rencontre. « J’attends là » comme un pendant du « sans lendemain » – une attente qui n’attend rien. Soupirs…

  5. Bienvenue Aléna :-)
    Tenez voilà un mouchoir et revenez pleurer quand vous voulez. Mais, on ne pleure pas toujours ici, je vous rassure.

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