Sève

Sève s’écoule comme lave
dans la lenteur profonde
d’une danse dans le vent

les mots s’échappent
de la paume de ma main
poussières ou cendres

tu peux me parler
d’une voix des profondeurs
qui appelle
d’un grain de blé
qui demeure seul
d’un berger qui m’attend

dans la nuit

j’ai plongé mes doigts
mouillés
dans la terre

je germerai en toi
que tu ne disparaisses

pas

9 réflexions sur « Sève »

  1. un tapis velours pour l’Echappée, un berger qui attend, superbe … j’aime beaucoup la lenteur et malgré tout l’aube qui se lève, l’espoir.
    (j’aurais laissé le « pas » de la fin qui n’ajoute rien … mais c’est moi)

  2. La terre garde les secrets qu’elle a engloutis même si on y plonge les souvenirs … et la vie de l’autre continue tant que l’on alimente son souvenir, une seule pensée pour continuer d’exister au-delà !

  3. J’aime le « pas » final… Non seulement tes mots ont du sens et de la profondeur, mais ils forment la partition d’une musique délicate. Alors, n’en déplaise à Koukinette ;) c’est d’un accord parfait majeur dont il s’agit…!

  4. @Aléna: :-)

    @Pierre: les doigts dans la couleur, beau programme! :-)

    @Kouki: j’aime la lenteur

    @Aléna: ;-)

    @Christine: affirmation, espoir, merci de m’aider à les voir.

    @Saravati: oui, merci de me rappeler cela.

    @Mamzelle: Le pas l’emporte à la majorité des voix alors :-)

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