Ils

Ils s’attroupent
ou
clignotent
à rebours

s’effacent
blancs
sous le monde

ou
s’estompent
vapeur
sur le fil de.

Ils ne
sont pas
nos ombres
ni
nos pas

des lueurs
détachées
dans les nuits
de
nos jours

de nos

nos fantômes.

16 réflexions sur « Ils »

  1. En vous lisant, je regarde une série de 6 photographies de Roman Opalka qui se prend en photo tous les soirs à la fin de la journée en veillant à ce que le cadrage et son expression soient similaires. Il s’agit pour lui de saisir le temps. A trente ans d’intervalles, le résultat est saisissant. Il y a dans cette performance quotidienne, quelque chose qui m’évoque votre poème.

  2. Ah ! vous êtes revenue! et bien revenue. J’aime ces fantômes entraînés par ce léger trouble du « de nos ».
    @Frédérique M, ces photos, il faudrait en regarder une par jour, pendant trente ans…

  3. Ces photos n’ont aucun intérêt, sauf çui de démontrer l’extrême nombrilisme de ceux qu’ont rien à dire…

    « Ils » c’est qui « ils » ?…

    J’ai pas bien pigé, j’ suis désolé.

  4. Frédérique et Aléna, je regrette de ne pas m’être dépêchée de répondre à vos commentaires parce qu’après la manifestation de bonne humeur de notre ami des hommes j’ai plus trop envie…

    mon chien aussi, vous devriez essayer le pied droit le matin.

  5. J’ai que des pattes à ma disposition… et puis, j’ suis d’ bon poil… j’ vois pas c’ qui vous fait croire le contraire…

  6. @S. Moi, cafteur ? Merdalors ! Vous l’avez écrit en toutes lettres ailleurs… m’ faites pas passer pour un indiscret… Ah ! ces intellectuelles !!!!

  7. Mon chien, ce que j’ai écrit en toutes lettres ailleurs c’est : « j’ai rien à dire en ce moment. » Ah ! ces chiens !!!!

    Aléna, :D !

  8. SAS la compositrice, tu t’absentes toi aussi… Je m’en fous peut-être que je n’ai pas tout compris, il faut s’y faire, qui peut se vanter de toujours tout saisir? Mais voilà, ton rythme, tes coups d’archet, ça me laisse toujours une belle impression.

  9. J’avais lu une première fois il y a qq jours sans rien avoir à dire et ce soir, au contraire, je me sens pris par ce texte sans bien savoir pourquoi, d’ailleurs. Sans doute parce qu’il reste imprécis.

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