Désordre

j’ai l’amertume en errance
bleuie par le froid des écorces

j’ouvre encore les lueurs des nuits pleines
en marchant dans les prières des herbes folles

le chemin pourrait m’avoir oubliée
rencontre écourtée par le vent des fuyants

oui la mère nuit tombe en un dais de palmes
une braise dans le creux de sa main de nacre

et la clé des partances germe dans le milieu
d’une échelle de Jacob convertie en pylône

stylite sur la ligne blanche aux yeux luisants
qui se couchera sur la bande d’arrêt d’urgence

l’esprit décroché volet battant sous l’empire
d’un grain qui veille corpuscule trop proche

je me fourvoie dans l’étroitesse des chemins
crépusculaires mots lourds accumulés en tumulus

j’ai reconnu le désordre de mes traces
et j’ai forcé le trait de ma fuite

11 réflexions sur « Désordre »

  1. La Méduse, yeaaaaaaah ;-)

    Kouki, chais pas je vais demander aux chats borgnes de La Méduse.

    Mamzelle, je cours chez vous, encore un billet!? nous sommes gâtés :-)

  2. Mamzelle, transforme, transforme, chante pour notre plus grand plaisir!

    Depluloin, je suis touchée par votre enthousiasme! je vous reverrai par ici alors?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.